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Sénégal-Energies : Les défis de la mise en œuvre du projet « Gas To Power »

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Le Sénégal se prépare à utiliser son gaz pour la production d’électricité. Le projet « Gas To Power » est considéré, par les autorités, comme une solution à la problématique de l’accès à une énergie en quantité et à moindre coût. Seulement, il fait face à des défis qui retardent sa mise en œuvre.

Le projet « Gas To Power » cristallise les attentions des autorités en charge des énergies. Cependant, cet objectif de transformer le gaz naturel en électricité, fait face à de nombreux défis liés aux coûts de la mise en œuvre, aux infrastructures, mais surtout à la décision finale d’investissement (FID) sur le champ gazier Yakaar-Teranga.

En effet, cette FID était attendue en juin dernier, puis repoussée jusqu’à la fin de cette année 2022. Force est de constater que cette première étape, qui consiste, pour les principaux partenaires, British Petroleum, Kosmos Energy et Petrosen, à engager des fonds pour le développement et l’exploitation du gisement, n’a toujours pas été franchie.

L’Etat du Sénégal espère, tout de même, faire de ses importantes ressources en gaz naturel, un moyen de répondre à la demande d’électricité en baissant les coûts exorbitants de l’énergie qui minent son économie.

« Gas To Power », une opportunité

Bien que sa réussite dépende des défis importants susmentionnés, le projet « Gas To Power » reste une bonne opportunité de régler, en grande partie, la lancinante question de l’accès à une électricité en quantité et à bas prix.

Pour Joseph Médou, Directeur du Réseau Gazier du Sénégal, les découvertes de gaz au Sénégal sont estimées à un peu plus 900 milliards de Nm3, pouvant être utilisées pour produire de l’électricité. « Les actionnaires du Réseau Gazier du Sénégal (RGS) sont le FONSIS 51% chargé des financements, Senelec qui se charge du travail en avale 10%, Petrosen 39% », a-t-il précisé.

Selon M. Médou, « l’idée derrière c’est de pouvoir alimenter la Senelec en gaz pour réduire l’utilisation du fuel et baisser ses coûts de production. Cette stratégie va permettre, à terme, de produire de l’électricité pour les populations mais aussi pour les cimentiers et les industriels ». Le Directeur du RGS estime que cela aura des répercutions sur les prix de produits comme le ciment, le fer à béton etc.

SENELEC, les infrastructures et le transport du gaz

Senelec est au cœur de la stratégie RGS et du projet « Gas To Power ». En effet, elle s’occupe de l’achat en gros de gaz naturel et de son transport, pour la production d’électricité. C’est pourquoi elle doit mettre en place des infrastructures capables d’accueillir toute cette production de gaz.

Selon M. Gana Guèye chef de projet à la senelec, « des projets innovants et des efforts énormes sont en train d’être consentis. Plus de 15 projets sont en cours de réalisation par la Senelec pour préparer la transition de son parc. Plus de 60% des centrales de la Senelec fonctionnent actuellement avec du fuel ».

La Senelec va assurer l’acheminement du gaz naturel des sources (champs) vers les différents points de consommation (centrales électriques, cimenteries, mines, etc.). Elles incluent les stations de comptage, celles de compression ainsi que le réseau de pipelines.

Yanda Sow

1 COMMENT

  1. C’est intéressant, mais on aurait aimé savoir la durée de vie de cette ressource abiotique et les alternatives au moment de son épuisement.
    Merci beaucoup pour le partage d’informations déjà très utiles.

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