
A quelques mois du début de l’exploitation du pétrole et du gaz, les acteurs de la société civile, l’Etat et les compagnies, se sont retrouvés à la table ronde pour réfléchir ensemble sur la meilleure formule à adopter, pour une transition énergétique réussie.
La consommation d’énergie fait partie intégrante du processus de croissance de toute économie, qu’il s’agisse d’un pays industrialisé ou d’un pays en voie de développement. C’est pourquoi Cheikh Omar Sy, Président de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economique en Afrique (OSIDEA), considère que le secteur de l’énergie est devenu un soutien majeur au développement de l’économie, à la réduction des inégalités sociales et territoriales.
« Pour un domaine aussi stratégique, le Sénégal doit s’entourer de toutes les garanties possibles pour disposer d’une politique énergétique porteuse de changement », a dit Cheikh Omar Sy. Pour lui, la transition énergétique répond à un certain nombre de mesures, d’obligations, mais aussi de stratégies et de rôles diversifiés qu’il convient de discuter en amont ou de peaufiner avec la participation de tous.
Le Ministre du Pétrole et des Energies, Aïssatou Sophie Gladima s’est félicitée de l’initiative. Elle estime que « de telles initiative, sous l’autel de la société civile, participent à la promotion du dialogue et des réflexions productives, en vue d’améliorer le contenu des politiques de gestion des ressources pétro-gazières, favorables à un développement socio-économique endogène, mais également à la compétitivité de nos entreprises locales ».
Selon la ministre, il est important de rappeler que la politique sur la transition énergétique a très tôt été une option pour le Gouvernement du Sénégal. Près de 30% de la production de l’électricité proviennent des énergies renouvelables (solaire, éolien et hydroélectricité). « C’est pour renforcer notre mix énergétique afin de respecter nos engagements internationaux pour la lutte contre les changements climatiques », a déclaré Mme la ministre.
La volonté de l’Etat, à travers la stratégie « Gas To Power », c’est d’utiliser une partie de la production du pétrole pour les besoins locaux. « Cela va créer les conditions d’une autonomie souveraine dans le secteur de l’énergie, surtout pour la production d’engrais et d’autres produits industriels issus du pétrole », a dit Mme Gladima.
A l’en croire, « l’option de l’exploitation de ces ressources minérales, en les combinant avec une transition vers les énergies renouvelables, permettra d’avoir notre souveraineté énergétique. C’est l’un des piliers de notre sécurité alimentaire », a précisé la ministre du Pétrole et des Energies.
La 4e édition de la table ronde sur la gouvernance des ressources minérales s‘est tenue ce lundi 10 janvier 2023 à Dakar. Le thème retenu cette année est : « Quelle stratégie pour construire les passerelles de la transition énergétique autour de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal ».
Yanda Sow