Sous-secteur mines artisanales :  Le Sénégal renforce son cadre juridique et institutionnel.

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L’encadrement et la promotion des mines artisanales faut-il le rappeler, a été hissé au rang des priorités du gouvernement comme l’un des 6 points du projet minier phare dans le plan Sénégal émergent (pse).

Le ministre des mines et de la géologie, à l’occasion de l’ouverture de le l’atelier  de partage et de validation de la stratégie nationale d’encadrement et de promotion des mines artisanales qu’il a fait l’honneur de présider, a invité les acteurs à s’approprier ce document comme référentiel pour la bonne gouvernance du secteur.

« Au-delà des actions qui sont menées sur le terrain par les parties prenantes mènent à différentes échelles, il est  aujourd’hui nécessaire de se doter d’un document d’orientation stratégique pour une meilleure  gestion de l’exploitation minière. 

Ainsi, poursuit il « Nous savions que l’exploitation minière artisanale d’or communément appelé orpaillage  constitue une activité  séculaire et saisonnière des populations des populations vivant dans  les zones d’exploitation minière artisanale ». 

En effet , rien qu’en 2017 selon les données fournies par l’ANSD, le secteur de l’orpaillage avait généré 4,3 Tonnes d’or , représentant pour l’année considérée plus de la moitié de la production industrielle. Aujourd’hui avec des données plus récentes cette production a beaucoup augmenté générant plus de 200 milliards fcfa de valeurs ajoutées dans ce sous-secteur. De quoi susciter l’intérêt de tous. 

Par ailleurs , malgré ce tableau très lustre que laisserait apparaître cette importante manne financière émanant de l’orpaillage, force est de constater que c’est un secteur qui échappe au contrôle. Le constat est du ministre Oumar Sarr.  » C’est un secteur où chacun fait ce qu’il veut. Chaque année plus de 2 tonnes d’or échappent au contrôle en se faisant passé pour de l’or recyclé pour être exporté ensuite à Dubaï « 

Pour lui ces pratiques sont autant de difficultés qui font que, les orpailleurs sénégalais bénéficient pas suffisamment de l’orpaillage. Le sous secteur emploie plus de 30 000 personnes dont 60% sont des ressortissants de pays étrangers. Ce que regrette le ministre tout en pointant du doigt certains acteurs comme des complices.  » Les commerçants étrangers ont parfois des représentants sénégalais dans ces zones d’exploitation  pour financer certains orpailleurs pour en retour avoir l’exclusivité de leur  acheter leurs or. Cela doit cesser et nous devons travailler à ce que l’or issu de cette exploitation artisanale puisse rester dans le pays d’où l’importance d’aller vers la semi mécanisation afin de formaliser le secteur. » 

Les différentes tentatives, d’organiser l’exploitation artisanale et la commercialisation de l’or au Sénégal n’ont pas eu les effets escomptés. Ainsi, il apparaît urgent de s’organiser et cela devient à la fois une priorité et une nécessité absolue pour des pays comme le Sénégal. Il est important également d’indiquer que le secteur de l’orpaillage a bénéficié d’interventions visant à améliorer les conditions de travail dans les sites d’orpaillage notamment avec le programme d’appui au secteur minier (PASMI), du projet de  création d’une filière d’or équitable et réduction de l’utilisation du mercure dans le sous-secteur de l’EMAPE d’or de L’ONUDI en Afrique de l’ouest, dont le Sénégal faisait partie des bénéficiaires. 

Yanda Sow

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