Au Sénégal, l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a publié les comptes du quatrième trimestre 2024. Il ressort de ce rapport, en substance, que le pétrole, dont l’exploitation a démarré au tout début du second semestre, a déjà impacté le PIB.
Au quatrième trimestre de l’année 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), a progressé de 4,5%, par rapport au trimestre précédent. Ce résultat est imputable à l’accroissement des valeurs ajoutées des secteurs primaire (+15,1%), secondaire (+2,9%) et tertiaire (+2,3%). En outre, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont bonifiées de 5,8%.
Par ailleurs, le PIB réel hors pétrole brut a évolué de 4,1%.
Par rapport à la même période de l’année 2023, le PIB réel du quatrième trimestre de 2024 s’est accru de 11,6%. Cette hausse s’explique principalement par la consolidation des activités du secteur secondaire (+38,7%) impulsé par l’extraction de pétrole et du secteur tertiaire (+4,5%).
Il faut également noter que les taxes nettes de subventions sur les produits ont crû de 7,5%. Cependant, cette évolution est limitée par la régression des activités du secteur primaire (-1,1%). Hors pétrole, la croissance du PIB réel s’établit à 3,3% en glissement annuel.
Le Produit Intérieur Brut nominal est estimé à 6 164,9 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2024. Sans les ressources pétrolières, elle est de 5 874,8 milliards de FCFA.
Au total, sur l’année 2024, le PIB réel, évalué à partir du cumul des quatre trimestres, s’est rehaussé de 6,9%, après 4,3% en 2023. Cette évolution est consécutive à la bonne tenue des secteurs secondaires (+20,0%) et tertiaire (+3,3%). Hors extraction de pétrole, la croissance économique est estimée à 2,7%.
Yanda Sow