Les risques de tremblement de terre sont faibles à nuls sur la façade Atlantique de l’Afrique. Cette partie qui concerne le Sénégal est une zone de divergence des plaques tectoniques africaine et sud-américaine. Il en est de même pour la façade de l’océan indien.
Le Dr Ousmane Cissé explique, en substance, que les pays de l’Afrique de l’ouest ne risquent pas de subir un tremblement de terre. L’ingénieur Géologue fonde sa thèse sur le fait que les deux plaques tectoniques africaine et sud-américaine sont divergentes. Autrement dit, il n’y a pas de risques qu’elles se frottent.
« Lors du frottement de deux plaques tectoniques, une pression est exercée sur les roches de la lithosphère. Lorsque la lithosphère atteint la limite de son élasticité, toute l’énergie accumulée est libérée ce qui provoque un tremblement de terre », explique le Dr Ousmane Cissé.
Si le phénomène ne menace pas la façade atlantique de l’Afrique, l’Ingénieur Géologue précise que « dans la partie méditerranéenne, il y a une possibilité de tremblement de terre, en raison de la convergence des plaques tectoniques africaine et eurasiatique. On ne pourra jamais prédire un séisme ».
Pour lui, « dans les temps géologiques futurs, Djibouti, une partie de l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, le Malawi, le Mozambique, le Zimbabwe, Swatini et une partie de l’Afrique du Sud, ne feront plus partie du continent africain. Une mer séparera les deux parties ».
En ce qui concerne le tremblement de terre en Turquie, le séisme de magnitude 7,5 a touché également Chypre, la Jordanie, le Liban, la Syrie, l’Irak, la Géorgie et l’Arménie. « La zone touchée se situe à la limite de trois plaques tectoniques, à savoir le long de la frontière entre la plaque tectonique arabe et la plaque anatolienne, dans une région où la plaque africaine entre également en collision », explique le Directeur Général de SOMISEN.
Abdou Diouf Junior